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M comme Magie

Il y a peu nous sommes partis à la montagne et j’ai retrouvé une excitation de gosse à l’idée de revoir la neige, de faire de la luge, du ski et des bonhommes de neige. Parce que cette fois-ci et pour la première fois, il y avait justement un gosse avec moi et que, depuis qu’il est là, je redécouvre le monde, un sentiment d’inexploré qui réveille l’âme. C’est une chose entendue et même rabâchée qu’un enfant vous fait redécouvrir le monde, vous émerveiller de nouveau devant des choses simples. C’est vrai, mais cela mérite d’aller voir ce qui se cache derrière ce beau slogan. C’est d’abord la nécessité d’aider l’enfant à décrypter le monde, nommer ce qu’il voit, répondre aux « pourquoi ». Pour rendre cela compréhensible, on ne peut faire autrement que de se mettre à sa hauteur, et regarder avec ses yeux. Et vu de là, tout est assez incroyable : inconnu, imprévisible, insensé même parfois. Tout est tellement vivant haut de trois pommes. Aussi, cela rend beaucoup...

B comme baby bang

Il y a peu, une amie me raconter le chamboulement émotionnel qu’avait été les jours suivants son accouchement. Des émotions loin de l’extase béate qu’on peut attribuer à ce moment dans nos imaginaires. Des sentiments mitigés, des pleurs et des angoisses. Je lui ai dit que moi aussi, ça n’avait pas été simple et j’ai voulu retrouver ce que j’avais ressenti à ce moment-là. Le temps ayant déjà cérusé les souvenirs, mieux valait revenir à ce que j’en avais écrit : « La première semaine à la maternité, je ne savais plus par quel bout prendre les choses. Du jour au lendemain, nous n’étions plus uniquement un couple mais une famille. Il fallait penser à lui avant de penser à moi. Je le faisais naturellement et c’était encore plus surprenant. Il s’énervait contre mon sein et j’éclatais en sanglots devant cette image désespérée de sa bouche cognant ma poitrine, de ce cri aigu qui fendait le silence quelques secondes après la grimace. Des larmes qui coulaient sur mes joues, que je...

S comme stratégie

Je suis persuadée que Napoléon ne se creusait pas plus la tête pour ses stratégies d’invasion que nous pour coucher A.  Le coucher est pénible depuis septembre et la stratégie que j’appliquais jusqu’alors consistait à le mettre dans « son lit de vacances » (un lit parapluie d’où il ne peut sortir) quand il se relevait trop pour revenir nous voir dans la salle. J’attendais quelques minutes en l’entendant pleurer (pas plus de 10 je vous le jure) et soit il s’endormait, soit je lui proposais de retourner dans son « grand lit » avec la menace de le renvoyer à la case prison (lit de vacances). Pas vraiment fiers de cette stratégie, conscients qu’elle n’était pas satisfaisante en termes de pédagogie et d’apprentissage, nous avons décidé en début de semaine de nous en passer. Lundi, journée où Arthur ne va pas à la crèche et reste à la maison, j’avais élaboré un plan, qui me semblait certes un peu branlant, mais qui avait l’avantage de valoriser la cible en espéra...